Joker

On attendait avec impatience le film solo sur l'ennemi juré du chevalier noir de Gotham City, le voilà interprété par Joaquin Phoenix qui va sûrement se lancer dans la course aux Oscars !


Le réalisateur de Very Bad Trip a étonnamment signé un film psychologique mélangeant la mythologie Batman avec un réalisme social des plus âpre. Joker affirme n'être pas politisé mais dépeint une société violente, égoïste, où les aides accordées aux pauvres et aux malades sont peu à peu coupées. Dans cette adaptation, Thomas Wayne (le père du futur Batman) représente la bourgeoisie et l'élite en étant en campagne pour la mairie de Gotham, qui traite les pauvres de bouffons "jokers". Le clown assassin devient paradoxalement l'emblème d'un peuple qui se sent maltraité. Le masque clownesque devient alors un symbole de révolte à l'instar d'un gilet jaune.

Le rire du personnage est la première chose que l'acteur a travaillé en s'inspirant d'une réelle pathologie. La folie reste au coeur du film en disant que dans un monde aussi clivé, n'importe quel fou peut prendre le pouvoir. Une vision artistique intéressante mais qui peut être dangereuse, quand on se dit qu'aux USA les bases militaires étaient prêtes à agir le jour de la sortie du film ou encore que le LAPD a dû revoir sa sécurité pour l'avant-première au Chinese Theatre...

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